Archive for the ‘Famille’ Category

Vacances à Diani

23 décembre 2012

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Les vacances de Noël dans les écoles anglaises, c’est long, très long… Du 7 décembre au 7 janvier pour être précise. Il faut occuper les enfants, qui sinon passent leur temps à se battre pour l’ordinateur ou à se taper dessus sans raison précise. Nous nous sommes donc échappés une petite semaine à Diani, une plage idyllique des bords de l’océan indien, au sud du Kenya. Du sable blanc, fin comme de la farine, et une eau turquoise, presque trop chaude à notre arrivée (dans les 30°C…)

On y a nagé (pas mal), mangé (beaucoup), lu (énormément). En vrac: « It’s our turn to eat » (Michaela Wrong), le portrait de John Githongo, un militant anti-corruption qui a fini par fuir le Kenya pour ne pas être assassiné. Un bouquin passionnant mais parfaitement déprimant sur le Kenya contemporain et le degré de pourriture de ses institutions. Et pour se remonter le moral, les manigances politiques et religieuses à la cour d’Henri VIII d’Angleterre (une période qui me fascine), avec le premier tome d’une trilogie d’Hilary Mantel sur Thomas Cromwell (« Wolf Hall », booker prize 2009).

J’attends de récupérer un peu des décapitations en série avant d’attaquer le second tome, « Bring up the bodies » (ça promet), qui – c’est exceptionnel – vient lui aussi de rafler le booker prize 2012. D’ailleurs, dans la série des bouquins-que-j’ai-adoré-cette-année-et que-je recommande-chaleureusement, il y a aussi « House of stone », de Christina Lamb, livre palpitant sur l’invraisemblable auto-destruction du Zimbabwe depuis l’indépendance, à travers les destins parallèles d’une famille de colons et de celle de sa femme de ménage.

Bon et pour vous prouver que je ne suis pas abonnée aux lectures sinistres, j’ai beaucoup beaucoup aimé aussi le délicieux Rosa Candida, d’une auteur islandaise au nom imprononçable, Audur Ava Olafsdottir. J’attends vos coups de coeur de l’année en retour !

Nous voilà rentrés à Nairobi, après dix heures et demie de route (dont quatre heures de pistes et une crevaison…) où Boris a artistiquement navigué entre des camions qui s’obstinent à vouloir se doubler entre eux sur une deux voies très chargée. Nairobi où les averses ne faiblissent pas ces jours-ci en dépit du fait établi que la saison des pluies est théoriquement FINIE depuis mi-décembre. On a frôlé l’inondation du salon…

Alors pour se consoler, on regarde les photos de vacances….

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14 ans !! (suite)

1 octobre 2012

Je ne sais pas ce qu’il se passe mais impossible d’écrire sous la photo de Clara…. Les mises à jour perpétuelles des systèmes ont du bon mais du mauvais aussi, il faut sans cesse s’adapter aux nouveaux modes de fonctionnement (et je crains d’avoir passé l’âge).

Donc – et parce que « 14 ans !! » c’est un peu court tout de même – je complète la belle photo (à peine posée) ci-dessous par quelques mots de mère admirative.

Décidément sortie de sa chrysalide, notre grande fille a entamé une nouvelle année scolaire bien remplie. Outre son cursus scolaire assez classique, elle a décidé de se lancer à fond dans la natation. Du coup, elle se lève tous les matins à 5 heures et quart pour être dans la piscine, ou la salle de gym, avant six heures.

Même dans nos contrées où le soleil se lève tôt toute l’année, à 6h c’est encore la nuit et il fait parfois frisquet. Et évidemment la piscine n’est que très vaguement chauffée (les écoles anglaises ont gardé ce petit côté à la dure…). Bref, je ne comprends pas comment elle fait pour enchaîner les longueurs (au moins 4 kilomètres à chaque entraînement) dans une eau froide (19°C) à cette heure indue !

Et bien sûr c’est rebelote après l’école deux fois par semaine, voire le samedi si on n’a rien de mieux à faire (et si par hasard on a d’autres projets, mieux vaut les justifier auprès de l’entraîneuse qui mène son équipe d’une poigne de fer). Bref, bravo ma Clara on est très admiratifs de ton courage et de ta détermination ! Un très bon anniversaire !

14 ans !!!

1 octobre 2012

Back to school

4 septembre 2012

In English for the last time… Et oui, c’est avec une certaine nostalgie que j’ai accompagné Clara et Joseph pour leur dernière rentrée à Braeburn, leur école anglaise de Nairobi. Cette fois, c’est eux qui m’ont rappelé de ne pas oublier la traditionnelle photo souvenir que je prends chaque année à la même date. Noé aussi a fait sa rentrée, enthousiaste: « Daddy, let’s go to school », a-t-il lancé à Boris en le tirant par le bras.

Depuis notre retour à Nairobi, il y a un peu plus d’une semaine, j’y pense souvent, comme pour m’habituer progressivement à l’idée: cette année scolaire sera l’ultime que nous passerons au Kenya et cela me désole. Mais bon, nous avons bien l’intention d’en profiter pour multiplier découvertes au Kenya et escapades aux alentours. Madagascar, Ethiopie, Mozambique, Ouganda, Tanzanie… que de pays encore à visiter avant notre retour dans la vieille Europe.

Parmi mes bonnes résolutions de rentrée, il y a aussi celle de tenir ce blog avec plus d’assiduité. Mais bon, pour être franche, mon pourcentage de réussite dans le respect des bonnes-résolution-de-la-rentrée est historiquement assez faible…

Lewa

1 juillet 2012

Impressionnant ce départ de course, au petit matin (7h), au beau milieu de la savane. Plus de 150 enfants de 10 à 14 ans étaient en lice pour la « fun race » des enfants, understatement tout britannique pour décrire une course de 5 kilomètres sur une piste caillouteuse, pleine de dénivellés et à 1.700 mètres d’altitude…

Les écoliers Kényans, très largement majoritaires, étaient devant au départ. Devant aussi à l’arrivée… Les 106 premiers de la course étaient tous Kényans. La jeune fille la plus rapide, interviewée par la chaîne Citizen, a même eu l’outrecuidance de trouver l’épreuve « easy ».

 Joseph, interviewé lui aussi en direct, a lui estimé que c’était « a bit hard » mais il a bien l’intention de recommencer l’année prochaine. Il a terminé 116e, en 33 minutes et Clara 124e, en 35 minutes. Belle performance pour tous les deux, au vu de leur faible entraînement.

La course des grands, elle, commençait une demi-heure plus tard. Au programme un semi-marathon ou la double boucle pour les vrais marathoniens (beaucoup moins nombreux). On a vu défiler du beau linge, des directeurs de journaux, le patron du FMI local, des businessmen en vue et… l’ambassadeur de France. 

Il faut dire que le marathon de Lewa est devenue une institution. Incroyablement bien organisé, avec plusieurs campings aménagés pour les milliers de personnes présentes, balisage soigné et sécurité carabinée en ces temps d’alertes terroristes. A l’arrivée dans la réserve, toutes les voitures étaient inspectées par des chiens renifleurs, du jamais vu ici. Avec tout ça on a même cru que William et Kate allaient participer (la rumeur enflait…)

Postée pendant quelques heures au Finish, j’ai cessé de compter les Kényans (lassant) pour contempler, fascinée, la finesse de leurs chevilles et de leurs mollets, critère déterminant paraît-il pour être un marathonien de haut vol. Le vétéran de la course avait 82 ans et un beau paquet de marathons derrière lui. Il n’a pas volé sa minute de gloire !

 

Numéro 9

17 juin 2012

Nouvelle virée dans la très belle campagne kényane ce week end pour aller supporter Joseph, qui participait à un tournoi de rugby à 7 des écoles internationales au pensionnat de Pembroke, à Gilgil, à un peu moins de 2 heures de Nairobi. Fierté des parents : Joseph était le seul « year 5 » retenu pour cette compétition par Braeburn, à côtés des « grands » de year 6. Mais haut le cœur du papa quand il a vu son garçon parfois retourné comme une crêpe par les « grands » de l’ équipe d’en face.

Enfin, Joseph a formidablement joué (en toute objectivité of course), a tenu haut sa place de demi de melée et a même marqué son premier essai en compétition. Braeburn a été jusqu’en finale, pour s’incliner face aux hôtes du jour, les gars de Pembroke qui de toutes façons sont tombés dans le rugby quand ils étaient bébé alors ca compte pas …. Nous sommes revenus avec dans la voiture une petite coupe de finaliste, et quelques photos dans l’appareil du fiston en pleine action.

Confit au camembert …

8 mai 2012

Séquence nostalgie gastronomique ce soir. C’est Joseph qui a lancé le mouvement. « Quand est-ce qu’on ira à Argentat ? », m’a -t-il demandé dans la voiture en rentrant de l’école. Pour ceux qui auraient la malchance de l’ignorer, Argentat c’est en Corrèze, et c’est là qu’habite le papa de Boris. « Ton grand-père te manque ? », lui ai-je finement répondu. « Oui et aussi les bonnes choses qu’il nous prépare, l’escalope de veau pannée, le confit de canard… », a poursuivi mon Joseph.

Arrgh !! ne JAMAIS mentionner le confit de canard, quand on vit en Afrique, si loin du moindre petit magret ! Heureusement, en prévision de ces moments douloureux, nous avions ramené quelques réserves. Alors ce soir, j’ai sacrifié notre dernière boîte de confit de canard. Bravant une énième coupure de courant, j’ai fait – délicatement s’entend – rissoler les cuisses, et sauter les patates. Nous avons dégusté le tout presque religieusement, dans le noir. Proust avait sa madeleine, nous notre confit !

Noé, un peu regardant sur la nourriture, a avalé le tout sans coup férir, prouvant par là même qu’il faisait bien partie de la famille. Et, parce que la quantité de gras absorbé défiait déjà l’entendement, nous avons persévéré dans le choc calorique avec un camembert inoui, tout juste rapporté de France par un compatriote compatissant. Un Th. Réaux (« la Tradition depuis 1930 » précise le couvercle) qui empuantissait merveilleusement mon frigidaire depuis ce matin.

Le tout arrosé d’un assez mauvais vin rouge mais bon, nécessité fait loi !

Dix ans

3 mai 2012

Dernier en date d’une salve d’anniversaires printaniers, on a fêté hier les 10 ans de Joseph. Dix ans ce n’est pas rien, d’abord et surtout parce que c’est à cet âge magique que l’on peut enfin légalement s’assoir sur le siège du passager avant dans une voiture. Enfin du moins c’est ce qu’on m’a seriné toute ma tendre enfance et je me souviens à quel point j’avais savouré avec triomphe ma première ballade à cette place de choix !

Joseph y a donc eu droit lui aussi, et il avait l’air ravi. Comme quoi certaines choses ne changent pas. Lui quand même a beaucoup changé depuis notre arrivée au Kenya. Autrefois plutôt timide, il s’est épanoui en sportif accompli, comédien amateur très à l’aise sur scène, danseur effréné et plaqueur redouté de son équipe de rugby ! Genoux machurés et sourire enjôleur, comme sur la photo ! Bon anniversaire mon Jo !

Encore un anniversaire !

27 mars 2012

Après Noé, c’était au tour de Boris de fêter son anniversaire hier. Et pas n’importe lequel.  50 ans ! Pour fêter ça, quelques photos de toutes ses facettes, du papa gâteau à l’explorateur, sans oublier le photographe prêt à braver tous les dangers pour un bon cliché !

 

Trois ans déjà !

16 mars 2012

Noé a soufflé ses bougies aujourd’hui, avec un jour d’avance. Nous partons ce soir avec Joseph pour Hong Kong, où il doit participer à un tournoi de rugby. Une belle aventure en perspective, que vous pourrez suivre sur un autre blog créé pour l’occasion: Mêlées dans la baie !