Amboseli

Un lion, ou plutôt Le Lion. Voilà ce que j’était venue chercher à Amboseli, une des réserves les plus connues du Kenya mais que nous n’avions jamais encore visitée.

Je devais être en cinquième quand j’ai lu pour la première fois « Le Lion », de Joseph Kessel. Un choc. J’ai tellement aimé cette histoire d’amitié entre une petite fille et un lion que j’en ai tiré une de mes rédactions les plus inspirées, saluée par ma prof de français d’alors. 

Puis, pendant toutes ces années, j’ai oublié ce beau roman qui se passe à Amboseli. Mais quand nous sommes partis nous installer au Kenya, Le Lion était dans nos valises, destiné à Clara, si elle le voulait bien. Elle ne le voulût point. C’est donc moi qui ai relu le livre fétiche de mon enfance, ce week-end, à Amboseli.

Merveilleuses descriptions de la nature, des Maasaï.

« Pourtant je ne reconnus pas cette silhouette. Elle semblait sortir de la nuit des temps. Un grand bouclier tenu à bout de bras la précédait et, couronnant la tête aux reflets d’argile et de cuivre, flottait, à la hauteur du fer de lance, l’auréole royale des lions.
Armé, paré selon la coutume sans âge, Oriounga le morane venait pour l’épreuve – qui d’un Masaï faisait un homme et pour gagner par elle Patricia.
Et plus ardent, plus brave, plus fort que les ancêtres, il venait seul. »

Depuis quelque temps, j’ai redécouvert Kessel, grâce à ma soeur Claire, qui m’a offert une compilation de ses plus beaux reportages, dont l’extraordinaire « Sur la piste des esclaves » que je recommande chaudement. Je l’ai aussi retrouvé à Hong Kong, au hasard d’une étagère, chez mon amie Frédérique. Et emmené avec moi sur le ferry pour Macao ses nouvelles sur Hong Kong.

Enfin, je me suis plongée avec délices dans sa biographie de plus de mille pages, prêtée par un voisin. Une vie tellement remplie qu’elle en devient impossible à résumer, ou plutôt cent vies en une, puisqu’à 20 ans il était déjà comédien, journaliste, écrivain, aviateur… 

Et si nous avons choisi d’appeler notre premier fils Joseph, c’est en hommage à Kessel et Conrad…

 

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Une Réponse to “Amboseli”

  1. Hubert Branger Says:

    Coucou. Personnellement « Fortune carrée » de Kessel m’a accompagné pendant des années. Comme toi , il était journaliste avant tout, et il a écrit ce roman à la suite d’un reportage qu’il avait fait sur le traffic d’esclave. La fortune Carrée était la petite voile de tempete qu’on mettait sur le mat de misaine quand le vent était très fort.

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