Tranche de vie Maasaï (1)

Nous venons de vivre une belle expérience ce week-end en passant 24 heures dans un village Maasaï de la région d’Amboseli, au pied du Kilimandjaro. C’est une Française, Hélène Goiran, qui nous a permis de découvrir de plus près cette communauté qui intrigue et séduit par son irréductible volonté de maintenir son mode de vie ancestral.

Hélène est installée depuis plus de 25 ans au Kenya. Organisatrice de safaris hors des sentiers battus, elle a sympathisé avec cette communauté Maasaï qui l’a adoptée en retour. Baptisée Nosim, « celle qui n’arrête jamais », en hommage à son invraisemblable dynamisme, elle a contribué à la création d’une école maternelle en finançant le salaire des deux instituteurs.

Les femmes du village ont construit pour elle une « boma », un ensemble de cases traditionnelles, faites de bois, de terre et de bouse de vache. Hélène y vient régulièrement et y accueille souvent des visiteurs. Nous l’y avons rejointe samedi en début d’après-midi. Elle nous a montré nos deux cases, très sombres car percées seulement de trois ouvertures de la taille d’un pamplemousse, mais coquettes, avec de vrais lits, des tables de chevet, des moustiquaires. Douche (photo à droite) et toilettes sommaires sont installés dans deux petites cases séparées. Ni eau courante ni électricité bien sûr mais Hélène mitonne des petits plats sur un réchaud à gaz.

Si les grands étaient un peu déstabilisés au début, Noé nous a stupéfié par sa faculté d’adaptation. Il a immédiatement adopté son lit de camp, sans drap ni oreiller, entrant et sortant de sa nouvelle « maison », parfaitement à l’aise.

Guidés par Monica, l’institutrice Maasaï, nous avons passé l’après-midi à visiter les deux écoles maternelles, l’ancienne, toute en bois et de guinguois, et la nouvelle, en cours de construction grâce à la mobilisation des élèves du collège toulousain La Caousou et à une subvention de l’ambassade de France. Hélène a déniché une ingénieuse machine à fabriquer des briques à base de terre, d’eau et de ciment. Les briques sont fabriquées par les Maasaï, qui les imbriquent ensuite pour monter des murs. Une vraie innovation dans la région et on vient de loin pour admirer la machine en question !

Je vous mets une petite photo de l’engin, en la dédicaçant à mon neveu Eric, qui a travaillé sur une machine à faire des briques lors d’un stage en Inde. Alors Eric, elle était comme ça ta machine à toi ?

Avant de dîner, nous avons pris l’apéro au coin du feu et au pastis s’il vous plaît (Hélène est niçoise). Monica a fait griller du maïs, que deux de ses 17 frères et soeurs (de trois mères différentes quand même), sont venus grignoter avec nous.

Puis, en admirant le Kilimandjaro enfin sorti des nuages, nous avons écouté Hélène nous parler des Maasaï, qu’elle connaît si bien. En dépit des apparences, leur vie évolue. Ils se sédentarisent, vont de plus en plus à l’école, changent de régime alimentaire (autrefois limité au lait et au sang de vache) car le bétail est souvent décimé par les sécheresses. La nuit a été tranquille même si une petite souris est venue ronger la tétine du biberon de Noé, inutilisable le lendemain !

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2 Réponses to “Tranche de vie Maasaï (1)”

  1. hubert branger Says:

    bon, et bien bravo de profiter de tout cela : plus belle la vie pour vous !

  2. Frédérique Says:

    Alors finalement, vous avez mangé quoi? Du maïs? Arrosé de pastis et de sang de vache? Je suis certaine que tu as testé, histoire de vivre ces quelques journées avec les habitants du village (je n’aurai jamais ton intrépidité). Ah je vois, vous avez partagé les tâches. Boris c’était le sang de vache et toi le pastis.

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