Nouvel attentat à Nairobi

Les Kényans payent cher l’intervention de leur armée en Somalie. Six personnes sont mortes dans la nuit de samedi à dimanche, tuées dans un attentat à la grenade dans une station de bus à Nairobi. C’est le troisième attentat de ce type depuis le lancement de l’offensive kényane en octobre dernier. Les autorités soupçonnent les Shebabs, les islamistes extrémistes somaliens, où leurs sympathisants, d’en être à l’origine.

Nous étions tranquillement en train de prendre l’apéro avec des amis quand Boris a reçu une alerte sur une explosion à Nairobi. Il était de permanence et a donc foncé vers son ordinateur pour voir de quoi il retournait. Pour ceux qui ne connaissent pas bien le fonctionnement d’une agence de presse, c’était un cas d’école.

On sait au départ qu’il y a une explosion mais pas s’il s’agit d’un accident (une canalisation de gaz défectueuse par exemple) ou d’un attentat. De quoi s’agit-il ? Y a-t-il des victimes ? sont les premières questions que l’on se pose. Pour y répondre, il faut rassembler les élements petit à petit, à partir des informations recueillies sur place par le correspondant de l’AFP, des déclarations officielles retransmises par la télévision et même des tweets de la Croix-rouge kényane…

Très vite, il est apparu qu’il s’agissait d’un attentat à la grenade, au scénario très voisin des attentats d’octobre dernier qui avaient fait une victime et de nombreux blessés. Plusieurs grenades ont été lancées de la fenêtre d’une voiture en mouvement vers 19h45, l’heure de pointe à cette station de bus. Un procédé aussi lâche que mortellement efficace. Outre les morts, il y a eu plus de 50 blessés dont une dizaine sont toujours dans un état grave.

C’est terrible à dire mais, cette fois, l’attaque n’a pas surpris. Nous vivons ici depuis des mois dans la crainte d’attentats. Une perspective encore renforcée par la véritable déclaration de guerre des Shebabs au Kenya, en janvier dernier. Les contrôles sont devenus systématiques à l’entrée des centres commerciaux, des bâtiments administratifs, des immeubles du centre-ville. La sécurité des lieux symboliques –  présidence, ministères, casernes, aéroports, ambassades – a été renforcée.

Mais bien sûr la protection des stations de bus empruntées par le commun des mortels ne constitue pas la priorité des autorités kényanes. Les ministres et les députés ne prennent pas le bus… A leur décharge, il faut reconnaître qu’il relève de l’impossible de  tout contrôler. Alors, les terroristes s’engouffrent dans les brêches et la population souffre.

Publicités

2 Réponses to “Nouvel attentat à Nairobi”

  1. Agnès Poirier Says:

    C’est vrai qu’on s’y attendait mais bon….
    Triste.
    Je pense à vous.

  2. TheBigBoss Says:

    on s’en doutait… par contre, l’effet CNN+Twitter, on s’en doutait moins !
    http://www.peperuka.com/2012/03/13/kenya-cnn-someonetellcnn/

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :