Cape town

Nous y sommes depuis hier soir; au terme d’un périple mouvementé, entre retards en cascade et frayeurs de dernière minute, mais nous y sommes ! Notre première journée a été consacrée à faire tout ce que nous ne pouvons pas faire à Nairobi: marcher à travers la ville pour en humer l’atmosphère (qui a un petit quelque chose de San Francisco), manger un fish and chips en nous émerveillant de l’effervescence du waterfront et admirer murènes et pinguins à l’aquarium.

On y a aussi vu des requins, impressionnants, et frôlé un épisode des dents de la mer. Car la grande attraction de cet aquarium, c’est le repas des squales. Tous les dimanches à 15 heures, deux plongeurs descendent dans l’immense bassin de six mètres de profondeur avec deux seaux de poissons. Ils piquent un gros poisson au bout d’une sorte de fourchette à long manche et les donnent à manger aux requins. Pas assez long le manche. Alors qu’une plongeuse s’apprêtait à nourrir le requin, il a été plus rapide qu’elle et a attrapé le poisson et …sa main.

On ne l’a compris qu’en voyant remonter précipitamment les deux plongeurs, l’une des deux la main ensanglantée en l’air pour la sortir au plus vite de l’eau. La guide bénévole qui commentait en direct le repas des requins, un peu secouée, a meublé en nous détaillant leurs moeurs, puis deux plongeurs (dont un nouveau) sont redescendus pour continuer l’opération. Je dois dire que j’ai admiré leur sang froid et vraiment pas regretté de ne pas m’être inscrite pour l’attraction « plongée dans le bassin aux requins » également proposée aux visiteurs !

De retour au waterfront, où toute la population du Cap semble se retrouver le dimanche, nous avons pu écouter un concert de rock dans un petit amphithéâtre en plein air. De bons musiciens et un public arc-en-ciel, à l’image du pays. Une vieille dame, blanche, assise à côté d’un couple noir, incroyable de penser qu’il y a 20 ans seulement c’était impensable ! Nous avons si peu vu et si peu parlé à des Sud-Africains que nous sommes incapables de juger de la réalité et des difficultés de ce melting pot. Mais l’image était belle.

Ce que nous avons bien senti en revanche c’est, comme au Kenya, l’immense fossé entre riches et pauvres. En descendant vers la mer, nous avons croisé plusieurs mendiants, tous noirs. Et bien incapables d’acheter quoi que ce soit dans les centres commerciaux ultra modernes du front de mer où l’on trouve de tout, des dosettes Nespresso aux Crocs multicolores en passant par les jeans Levis’.

PS: pas moyen de vous montrer nos premières photos ce soir, la connection internet n’est pas assez bonne. Demain peut-être ?

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Une Réponse to “Cape town”

  1. Frédérique Says:

    Vivement ton retour à Nairobi (où la connection internet est toujours impeccable, n’est ce pas?) pour que tu mettes en ligne les photos du Cap. Nous connaissons tous ton côté « Détective » et je suis certaine que tu as une pleine pellicule de photos sanguinolantes de ce pauvre plongeur, mais n’oublie pas que ton blog est tout public.
    Enfin, je m’étonne de ne pas lire un mot sur les vignes de cette région. Vous êtes devenus « tempérants », Boris et toi? Dès qu’un panneau « Dégustation » montrait le bout de son nez sur la route, vous fronciez du nez en déclarant d’un ton décidé « Fi! ce n’est pas pour nous! ». Ah la bonne blague!! A d’autres…

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