Dadaab

J’y suis enfin. Cela fait bien longtemps que je voulais me rendre à Dadaab, invraisemblable camp de réfugiés perdu en plein désert au nord-est du Kenya, à une centaine de kilomètres de la frontière somalienne. Le plus grand du monde, selon le Haut commissariat aux réfugiés (HCR).

Pour y parvenir, il faut un sésame: l’autorisation du département kényan aux réfugiés. Et cela prend du temps. Il faut aussi trouver un point de chute, auprès d’une ONG ou du HCR. On s’y envole à bord d’un avion affrété par le HCR après s’être enregistré dans un petit hall coquet de l’aéroport Wilson. A deux pas de touristes en short qui partent en safari de luxe dans les réserves les plus prestigieuses du pays.

Avant de se poser, on scrute le paysage sans rien voir. Que du sable et des épineux. « Welcome to Dadaab. We hope you will enjoy your stay », ose l’hôtesse d’une voix suave. Message parfaitement incongru tant personne ne vient ici pour le plaisir… A Dadaab, à part le camp, il n’y a rien et il y fait chaud, très chaud. De 40 à 50° celsius pendant la saison sèche, c’est à dire en ce moment. Je m’attendais donc au pire mais non, la chaleur, sans la moindre humidité, est tout à fait supportable quand on ne reste pas au soleil.

C’est l’attachée de presse du HCR qui m’accueille. Très efficace, elle a préparé tout un programme pour ma visite de trois jours. Impossible de venir ici sans être accompagné. Les seules voitures sont celles du HCR ou des ONG qui travaillent dans le camp. Pour plus de sécurité, les déplacements entre les différentes partie du camp se font en général sous escorte ou en convoi mais plusieurs ONG s’en passent.

Car Dadaab, c’est en fait une petite ville kényane, entourée de trois camps de réfugiés: Dagahaley, Ifo, et Hagadera.  Créé en  1991, après la chute de Siad Barre en Somalie, le camp avait été conçu pour accueillir 90.000 réfugiés, provisoirement. Vingt ans de guerre civile plus tard, il est toujours là et abrite plus de 300.000 réfugiés, dont 95% de Somaliens.

                                                                                                                                                                        (à suivre….)

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3 Réponses to “Dadaab”

  1. Anne B Says:

    super que tu aies pu y aller. On attend la suite avec impatience…

  2. claire Says:

    300000 habitants ce n’est plus une petite ville… ça doit poser des problèmes logistiques impressionnants! surtout en pleine zone désertique. Racontes nous vite la suite!

  3. Emilie Says:

    Ben oui enfin c’est quoi ce scandale d’un post coupé en deux!! C’est la mode des séries en Afrique aussi? Y a combien d’episodes ds la saison sèche?? 😉

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