Back on track

Chers lecteurs (trices), je méaculpate. Je vous ai honteusement abandonnés et ce depuis des lustres. Mais après une petite piqûre de rappel – très bienvenue – d’une lectrice assidue (merci Claire cela fait plaisir de savoir que mes posts te manquaient),  je reprend la plume pour vous narrer nos dernières aventures.

A ma décharge, j’étais un peu en peine de sujets. La politique kényane vire au déprimant depuis quelques semaines. Alors que les élections générales se profilent à l’horizon (en 2012, à une date encore non précisée), les hommes politiques ont entrepris de s’écharper avec entrain. Et que je nomme mes amis à des postes clés, et que (dans le camp opposé) je conteste ces nominations et que le Parlement jette de l’huile sur le feu… Tout cela est assez navrant, à tel point que je me refuse à vous en infliger le récit.

Côté boulot, c’est le calme plat. Je travaille depuis début février sur deux sujets de reportages qui me tiennent à coeur: la saturation du camp de réfugiés de Dadaab (le plus grand du monde, 300.000 personnes !), à la frontière somalienne, et la sécheresse qui frappe le nord du Kenya. Quand je dis je travaille, j’entends: je prépare, je rencontre, je lis, je réfléchis et je tente d’organiser mes voyages sur place. C’est là que les choses se compliquent. Pas moyen pour l’instant d’obtenir le sésame indispensable pour me rendre à Dadaab: le feu vert du département des réfugiés. Deux semaines que  j’attends ! Mon seul interlocuteur fait la sourde oreille, ne répond jamais à son téléphone ni à mes mails de plus en plus pressants.

Quant à me rendre dans le nord  du Kenya pour témoigner de la sécheresse, et bien ce n’est pas facile non plus. Je fais la tournée des ONG pour savoir qui aura la bonté de m’emmener. J’ai une ou deux pistes mais pour l’instant ce n’est pas gagné…

RAS donc, si ce n’est un EXPLOIT – n’ayons pas peur des mots – dont je ne suis pas peu fière. Samedi dernier, avec des amis, j’ai vaincu le mont Longonot. Si si. Bon d’accord ok, ce n’est pas le Mont Kenya ni le Kilimandjaro mais cela représente toute de même une sacrée grimpette (d’une heure certes). Et puis une fois là-haut, alors qu’on a bien admiré la vue sur la vallée du Rift, de toute beauté, on ne redescend pas, non, on fait le tour du cratère. C’est là que les choses se corsent car ce cratère N’EST PAS PLAT DU TOUT. Il faut monter, que dis-je monter, escalader plutôt, avant de redescendre, de remonter etc… Le tout pendant quatre heures. Harrassant. Et le lendemain, c’est Boris et Joseph qui se sont lancés !

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3 Réponses to “Back on track”

  1. Lisou Says:

    Oui Marie, tu nous manquais ! Bravo pour le Longonot. D’où tient-il son nom si « frenchie » celui-là ? Bises affectueuses.

  2. macile Says:

    Claire dit: superbravo!!! ça devait être dur mais BEAU! il faudra mettre le; Longonot au programme de notre prochain voyage… j’aimerais bien voir le pays de l’ancêtre Lucy de ce point de vue.
    Macile dit: tes projets dans le Nord me font un peu flipper! « laisses un peu se pencher les autres » (dixit le papa de Marius à son fils engagé dans la marine).

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