Sans queue ni tête

Un post en vrac, à l’image de cette semaine. Depuis quinze jours, je suis membre de la vénérable Kenya Museum society (KMS). Un miracle que d’avoir trouvé cette association, qui se charge d’épauler les musées du Kenya en organisant des manifestations culturelles. Le grand projet du moment c’est le « Know Kenya Course », une série de conférences et de films sur l’histoire, la société, l’économie du pays, programmée en octobre. D’ici là, les membres du comité organisateurs (dont je suis) doivent trouver les sponsors, les orateurs, organiser la publicité de l’événement, etc…

L’une de nos missions et de trouver des films intéressants, qui seront diffusés dans le cadre de la conférence. Et hier, à cette fin, j’ai rencontré avec d’autres membres de la KMS la cinéaste Wanuri Kahiu, dont je vous avais parlé en octobre dernier (https://mariewolfrom.wordpress.com/2009/10/30/lautre-festival/). Son film de science-fiction, Pumzi, que nous avions tant aimé Boris et moi, vient d’être primé à Cannes.

Belle rencontre ! Cette jeune réalisatrice est brillante et  fourmille de projets, notamment un documentaire sur la révolte des Mau-Mau, dans les années 50, qui devrait être suivi d’une fiction sur le même thème. Cet été, elle devrait tourner une comédie dont on lui a confié le script. Wanuri Kahiu a aussi commencé à filmer plusieurs tribus kényanes  pour faire don de ces documents au Musée.

Tribus toujours, Joseph s’est initié aux danses… Masaï pour les besoins d’un spectacle de l’école, hier et aujourd’hui. Enveloppé dans sa shuka (couverture à carreaux portée par les Masaï) et muni du traditionnel bouclier (fabriqué à l’école), il a effectué des bonds impressionnants à la verticale.

Le thème du spectacle ? La rencontre entre l’Inde et le Kenya, à la fin du 19e siècle, et l’héritage qui en est né. Les premiers Indiens sont arrivés au Kenya pour construire le chemin de fer entre Mombasa, sur la côte de l’océan Indien, et Kisumu, au bord du Lac Victoria. C’est la fameuse épopée du « Lunatic Express », que je vous ai déjà contée.

Quand ils ne sont pas morts à la tâche, beaucoup de ces coolies sont restés et la minorité indienne est désormais partie prenante de ce pays. Notre propriétaire ou le dentiste des enfants sont d’origine indienne, de même que la quasi-totalité des patrons de petits ou grands commerce. Mais, en dépit de la vision angéliste du spectacle de l’école, les Kényans d’origine indienne ne se mêlent guère au reste de la population. Ils sont en général aisés, voire riches, et à ce titre souvent jalousés ou peu appréciés.

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Une Réponse to “Sans queue ni tête”

  1. lisou Says:

    Marie, ton fils est splendide !!..
    Il paraît que le guerrier Masaï qui fait le saut le plus haut a le droit d’épouser la plus jolie fille de la tribu. C’est vrai ça ?

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