Picard blues

J’ai jusqu’ici omis de vous parler du nerf de la guerre: le ravitaillement. A Nairobi coexistent marchés de plein air aux étals très très poussiéreux et centres commerciaux ultra-modernes. N’étant guère en mesure de me faire comprendre dans les premiers avec mes cinq mots de swahili (bonjour, merci, comment ça va, très bien merci… et oui et oui je suis en progrès), je passe pas mal de temps dans les seconds.

Premier défi: trouver des petits pots pour Noé. Cela m’a pris deux jours. Après une tentative infructueuse chez Uchumi (une des deux grandes chaines de supermarchés), j’en ai déniché chez Nakumatt (le grand concurrent). A un prix prohibitif: 185 shillings kenyans le pot, soit près de deux euros ! Mais bon, mon super robot pour cuire à la vapeur et mouliner des petites purées maison étant resté dans le déménagement, je débourse sans barguigner mes shillings. Pour d’autres must cela a été plus facile. Le nutella, drogue de base des enfants, se trouve un peu partout (mais là aussi deux fois plus cher qu’en France), et le Weetabix pullule.

Aucun souci non plus pour lesPhotos Nairobi 089 fruits et légumes, que l’on trouve en abondance. Côté surgelés en revanche, c’est la disette, mis à part quelques morceaux de viandes peu attrayants et du maïs en grain, que je n’ai pas achetés parce qu’il est de toute façon difficile de se  servir d’un congélateur quand l’électricité fait défaut un jour sur deux. Impossible aussi de trouver ces petits produits qui facilitent la vie, comme la purée mousseline, les pâtes à tarte prêtes à cuire ou les petits desserts bien de chez nous  (ah la crème au caramel de La Laitère). Je n’évoque pas le cas du fromage, trop douloureux. Du coup la gourmande que je suis a un peu le blues. Le soir en général c’est pasta, yaourt et basta !

 J’ai donc décidé de me mettre à la cuisine indienne car c’est la seule pour laquelle je dispose de tous les ingrédients. J’attend vos recettes préférées, pas trop épicées de préférence (eh oui Isabelle c’est bien un appel voilé pour que tu me renvoies pour la xième fois ta divine recette de soupe aux lentilles oranges).    

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2 Réponses to “Picard blues”

  1. Ariane des Indes Says:

    Nous, à Delhi, on a opté pour le ravitaillement de base (légumes-fruits-lait-œufs-farine-riz-épices-etc), et on fait tout (faire, hum) nous-même. Du coup, le jour où je reviens avec une plaquette de bon chocolat ou bien un morceau de fromage (qui coûtent un max), c’est la fête ! Les plaisirs simples… Alors, vite, à ta yaourtière et ta machine à pain !
    Ce genre d’expatriation, c’est une cure d’amaigrissement forcée (mais pas désagréable). On ne mange plus de cochonneries, et quand on veut grignoter quelque chose, il n’y a que les fruits ou le reste de salade…

  2. Frédérique Says:

    Mais enfin Marie, tu ne vas pas en Afrique pour manger des pâtes et de la crème au caramel! Allez allez, quelques semaines d’adaptation et le mot « steak frites » n’évoquera plus pour toi qu’un très lointain souvenir.

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