Black out

Je vous écris dans une semi-pénombre car nous sommes jeudi, jour où nous sommes privés d’électricité. Comme d’autres pays africains (je pense notamment à l’Afrique du sud), le Kenya souffre d’une criante pénurie d’électricité encore aggravée par la sécheresse qui sévit depuis plusieurs mois. Paradoxe, ce matin il pleut mais c’est seulement la troisième fois depuis début août m’a expliqué Tadju (notre indispensable chauffeur et « solutionneur » de problèmes variés mais je vous le présenterai plus en détails dans un prochain courrier).

Nous connaissions ce problème avant de venir mais croyions alors assez naïvement que les résidences où vivent les expatriés étaient toutes munies de générateurs, aptes à prendre le relai en cas de coupure.  Naïf en effet !
L’immeuble où nous vivons en est évidemment dépourvu, tout comme la maison où nous devrions nous installer un de ces jours (fingers crossed). Deux jours après notre arrivée, le mardi, nous avions eu une brève coupure de quelques minutes. Bon, pensai-je alors, ce ne sont que de petites coupures peu génantes ! Le jeudi suivant, vers 8 heures du matin, re-coupure. Mais cette fois prolongée. Soucieuse d’en savoir plus, je questionne Ronald notre « care-taker », sorte d’homme à tout faire en charge de l’entretien de l’immeuble, de la piscine aux réservoirs d’eau sur le toit (autant dire qu’il ne chôme pas). Je lui demande combien de temps va durer la coupure. « Toute la journée », me répond-il, un peu étonné de mon ignorance. Avant de poursuivre: « dans le quartier les coupures sont tous les mardis et jeudis ». Ces jours de pénurie organisée varient en effet selon les quartiers de Nairobi et peu de résidences sont épargnées (quoique que je doute un peu que les ministres soient logés à la même enseigne, mais c’est sans doute du mauvais esprit). Les quartiers de bureaux, les centres commerciaux ne sont bien sûr pas concernés. Dans les quartiers les moins privilégiés, il y a en plus des coupures d’eau, nous a expliqué Allan, le chauffeur de taxi attitré de Boris, qui doit régulièrement faire venir des camions d’eau.

Nous commençons donc à apprendre à nous passer d’électricité au moins deux jours par semaine, entre 8H00 et 18H00. Au moins, dis-je, parce qu’en plus des coupures prévisibles il y a les coupures « surprise » (sinon ce ne serait pas drôle). Samedi dernier, nous n’avons pas eu d’électricité non plus (d’où notre fuite vers l’hôtel du centre centre-ville et sa piscine chauffée). Et mardi, alors que nous dînions tranquillement en famille, nous avons été brusquement plongés dans le noir, ce qui n’a pas du tout fait rire Joseph, encore un peu angoissé par l’obscurité. J’ai bien essayé de détendre l’atmosphère en lançant un petit concours (celui-qui-mange-son-yaourt-dans-le-noir-sans-s’en-mettre-partout-a-gagné) mais c’est la lampe torche retrouvée par Boris qui a ramené un peu de sérénité. La coupure n’a finalement duré que 10 minutes. Et mercredi j’ai acheté des bougies !

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Une Réponse to “Black out”

  1. claire Says:

    est-ce qu’on trouve des lampes d’appoint à gaz ou des LED facilement? sinon voilà un créneau rêvé pour un exportateur!

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